TEMPLE GUNUNG KAWI, PETITE PERLE D’UBUD.

Non loin des rizières de Telalalang, nous retrouvons le Temple Gunung Kawi. Tout d’abord, à l’entrée des balinais vous passeront un sarong afin de recouvrir vos jambes. Cela n’est pas payant mais à la fin de votre visite vous pouvez faire alors un don. L’exploration commence par une grande allée où vous retrouverez de nombreuses boutiques et ateliers de souvenirs. C’est assez plaisant de voir le savoir-faire balinais.

Le Temple Gunung Kawi est à proximité de la rivière Pakrisan, on y accède en traversant de superbes rizières en terrasse après voir descendu un escalier d’une centaine de marches. En bas, la jungle, des lianes, des cascades d’eau, et un temple construit il y a 1000 ans mais qui demeure toujours en activité.

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UN DES PLUS VIEUX TEMPLE DE BALI.

La construction du temple date du Xe siècle mais son histoire est peu connue. L’explication la plus vraisemblable serait qu’il soit dédié au roi Udayana et à ses épouses. Une légende raconte toutefois une toute autre histoire. C’est Kebo Iwa (légende balinaise) qui aurait taillé le temple de Gunung Kawi. Ce géant de pierres possédant des pouvoirs magiques est très connu à Bali, où il suscite à la fois respect et crainte.

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Vous verrez à travers votre découverte que le site comprend plusieurs parties. La première se compose de deux rangées de cinq pagodes taillées dans la roche. Chacune mesure près de 7 m de haut. Les deux rangées se font face et au milieu coule la rivière Pakrisan. Un petit pont de pierre vous permet de la traverser pour aller d’une rangée à l’autre. La deuxième partie abrite ce qu’on imagine aisément comme étant un tombeau. C’est la partie la plus sacrée de l’ensemble du site. Il faudra donc vous déchausser pour y pénétrer. Enfin, une source constitue la dernière partie. Mais attention, elle est sacrée, il est donc interdit d’aller vous y rafraîchir..

Si l’on retient l’idée que le temple est dédié au roi de Bali, Udayana (hindouiste) et à sa femme Mahendradatta et à la Princesse de Java (bouddhiste), alors le temple revêt un symbole encore plus important : celui d’un lien créé par l’amour… L’unification des 2 îles rivales (Java et Bali) devenues ainsi alliées, non pas par une conquête guerrière (à la façon masculine), mais plutôt par une conquête amoureuse (à la façon féminine).

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Mais quelque soit l’hypothèse retenue, il y a cependant une certitude : les Candis de Gunung Kawi ne sont pas des tombes à proprement parler.

En effet, dans la tradition hindouiste le défunt est incinéré, permettant ainsi de libérer l’âme (accompagnée alors des éléments cosmiques – l’eau, l’air, la terre, le feu et l’espace – pour rejoindre la libération éternelle, “le Maksha“) et ses cendres sont précieusement gardées dans les temples familiaux de la propriété. L’âme rejoint ainsi les ancêtres et veille sur la famille en attendant d’être réincarnée dans un nouveau-né. Pour l’anecdote, le terme Candi fait référence à Candika, la violente et impétueuse déesse de la mort, femme du Dieu destructeur Shiva.

 

Pour notre part, nous avons adoré ce temple et son histoire. Il fait partie de notre Top 3 des choses à découvrir à Bali. Si envoûtant et différent des autres temples.