PHNOM PENH, CAPITALE DU CAMBDOGE AUX MULTIPLES FACETTES.

La Capitale du Cambodge était surnommé « la perle de l’Asie du Sud-Est » à l’époque coloniale. Afin de mettre en valeur les trésors architecturaux de la civilisation khmère, les français ont conçu une ville quadrillée de larges avenues bordés de luxueux bâtiments.

Phnom Penh a aussi souffert de l’impact de la guerre qui a laissé de nombreuses traces dans le coeur et la mémoire des Cambodgiens mais aussi dans la ville. Les édifices religieux ont le plus été touchés, rasés en grande partie par les Khmers rouges.

Pour la petite histoire, au XV ème siècle le nom de la capitale avait des airs de poème : « Capitale des Quatre Bras (cours d’eau), heureuse maîtresse du Cambodge, nouvelle Indraprashtha, noble fortunée et frontière du royaume » . C’est à partir de 1863 que cette ville prend la forme de capitale avec le protectorat imposé par la France au roi Norodom.  Puis s’en suivra des années de guerre, et d’appropriation du territoire. Depuis le nom de la ville est dû à une certaine Mme Penh qui selon une jolie légende, cette dame découvrit quatre statues de bronze dans un tronc d’arbre sur le fleuve du Mékong. Pour mettre à l’abri ce trésor, elle éleva une butte en pierre : le Phnom (colline en Khmer) sur lequel fut ensuite édifié un temple, d’où le nom aujourd’hui de Phnom Penh.

 

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Phnom Penh est une ville paisible qui séduit par son kaléidoscope de contrastes. Elle se visite à pied car c’est le meilleur moyen de voir cette ville dont ses quartiers ne se ressemblent en rien.

Nous avons commencé notre ballade par nous rendre au Palai Royal : Wat Preah Keo avec la Silver Pagoda. Malheureusement pour nous, nous sommes arrivés pendant les heures de fermeture entre 11h et 14h. Faites donc attention. L’entrée coûte environ 9 euros par personne. Une tenue adaptée est demandée. Vu de l’extérieur ce palais nous renvoie à celui visité à Bangkok. Son architecture est très luxueuse, son inspiration traditionnelle khmère a beaucoup d’allure avec ses toits étagés aux tuiles vernissées et ses frontispices (façade) sculptés.

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Nous continuons notre promenade le long du fleuve, puis nous décidons de nous rendre au S-21. Outre ces temples majestueux, Phnom Penh possède aussi un héritage historique dur à porter.

Cette visite nous semble être d’une importance capitale pour toute personne en visite dans la capitale : à la fois pour comprendre ce pays, mais surtout pour la « Mémoire du monde ».

Cela n’est en rien réjouissant, la visite du S-21 est tout de même bouleversante. Nous en sommes ressortis abasourdis par les horreurs perpétuées à travers tout le Cambodge pendant les quatre années de 1975 à 1979, au pouvoir de Pol Pot et des Khmers Rouges.

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Lorsque l’on visite ce genre de lieu, un silence règne du début jusqu’à la fin de la visite parmi les visiteurs. Resté presque en état après en evacuation à la va-vite en 1979, cet ancien lycée est devenu le théâtre de l’horreur pendant 4 ans, la prison la plus terrifiantes du Cambodge. Environ 20 000 personnes y subirent des atrocités, des tortures et des viols avant d’être achevées au camp d’extermination de Choeung Ek. Seuleument une poignée survécut. Les Khmers rouges firent de Tuol Sleng (S-21) un centre de purge pour leurs propres cadres, les potentiels opposants au régime de Pol Pot et les intellectuels pour n’importe quel motif et surtout sans distinction d’âge.

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Nous recommandons l’utilisation des audioguides dont le contenu est clair et précis. Sans, nous n’aurions fait que survoler le lieu. Ainsi, nous visitons les quatre bâtiments A, B, C et D, les uns après les autres. Nous passons de cellule en cellule, ne pouvant détacher notre regard des photos en noir et blanc : celles des victimes, qui n’ont pas été détruites par le personnel avant leur fuite ; ainsi que celles prises à la découverte du lieu.

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Et bien évidemment qu’on ne peut pas s’empêcher de songer à ses nombreuses victimes où toutes nos pensées vont vers elles.

Le musée est ouvert tous les jours de 8h à 17h, et l’entrée coûte environ 4,50 euros par personne, avec audioguide compter 2,50 euros en plus.

 

Pour continuer cette visite dans l’atrocité des Khmers rouges, vous pouvez vous rendre au Killing Fields, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale. C’est le mémorial de Choeung Ek. Nous avons décidé de ne pas nous y rendre, la visite du camp S-21 nous a dans un sens suffit, puis l’attrait touristique autour de Choeung Ek par les chauffeurs de Tuk-Tuk nous a fortement déplu.

 

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En parlant de Tuk-Tuk, si vous voulez vous déplacer à Phnom Penh, songez à utiliser l’application PassApp, elle est super efficace !

 

 

 

 

Phnom Penh est une capitale moderne, très différente des villes visitées au Cambodge. Son aspect moderne conquit, mais c’est surtout pour son histoire qu’elle vaut le détour. Pour connaître et comprendre l’histoire rien n’est plus formateur et prenant que de se rendre sur les lieux.