JÉRUSALEM, BERCEAU DE L’HUMANITÉ.

Jérusalem est une des villes les plus importantes au monde, berceau de toutes les religions chargée d’histoire et de merveilles. Elle est le symbole de tout représentant tellement de choses pour tellement de cultures différentes… nous avions tellement hâte de découvrir la ville qui est à l’origine d’une bonne partie de l’histoire de notre humanité, que l’on croit aux récits bibliques ou pas.

Jérusalem est une ville fascinante. Si l’on est croyant, il y a un milliard de choses à y voir, si on ne l’est pas, ça n’en reste pas moins un superbe endroit à visiter et surtout, c’est un lieu très chargé culturellement parlant. Ici encore, les pierres de Jérusalem donnent le ton à la ville. Tout est très blanc, lumineux, propre, nous avons pu le constater dès notre arrivée.

 

LA VIEILLE VILLE.

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Le centre historique de Jérusalem est le lieu saint des trois religions monothéistes d’Orient et d’Occident. D’une haute force symbolique et spirituelle, plusieurs monuments sont incontournables, dont le Mur Occidental, dernier vestige du temple juif dont nous reparlerons plus tard, le dôme du Rocher, dont la couronne d’orée domine la vieille ville, et la via Dolorosa qui se termine par le Saint-Sépulcre, une église abritant le tombeau de Jésus-Christ. Dans cette enceinte abritant des hauts lieux saints, vous y découvrirez aussi 4 quartiers : musulman, chrétien, juif et arménien. Apprivoisez chaque quartier comme il se doit en prenant votre temps, vous ne serez pas déçus !

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LE SAINT-SÉPULCRE. 

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Nous commençons notre visite avec l’Eglise Saint-Sépulcre évitant ainsi la foule de la  journée. Un lieu à forte signification pour les chrétiens puisque c’est ici qu’aurait eu lieu la crucifixion et que l’on peut trouver le tombeau du Christ (le Saint-Sépulcre), c’est donc ici qu’aurait eu lieu la résurrection.

Nous avons fait la queue pour visiter le tombeau du Christ, cela a été très prenant, surtout de faire les nombreux fidèles dont une telle émotion. L’édicule est composé de 2 pièces. La première est la chapelle de l’Ange au centre de laquelle est conservé un fragment du rocher sur lequel se serait assis l’ange quand les femmes se rendirent au tombeau déjà vide, après la résurrection du Christ. La deuxième pièce est la chambre mortuaire proprement dite, qui est aussi la dernière station du chemin de Croix. Au-dessus du tombeau, 43 lampes en argent ont été suspendues : 13 appartiennent aux Latins, 13 aux Grecs, 13 aux Arméniens, alors que les Coptes n’en ont que 4.

Le Saint-Sépulcre représente le centre du quartier chrétien. Depuis le IVe siècle, les pèlerins prient dans cette église, élevée sur le site du Calvaire, exactement à l’endroit où Jésus «  a été cloué sur la croix, est mort et est ressuscité « . Jadis, cet emplacement se trouvait hors des murs de la ville et servait de lieu pour les exécutions. On l’appelait leGolgotha (de l’araméen gulgoleth), qui veut dire  » crâne « , d’une part parce que sa forme arrondie ressemblait à un crâne, d’autre part parce que la légende situait là l’endroit où était enterré le crâne d’Adam.

La construction de la première basilique du Saint-Sépulcre commença en 326, sur ordre de l’empereur Constantin. Elle fut érigée à l’endroit d’un temple et d’un sanctuaire romains du IIe siècle qui, selon la tradition locale, se dressaient sur le lieu même où Jésus avait été crucifié et enterré. Lorsque les édifices romains furent démolis, plusieurs tombes taillées dans le roc furent découvertes. Il ne reste aujourd’hui pas grand-chose de l’édifice byzantin d’origine qui fut incendié et pillé par les Perses en 614, partiellement rebâti, endommagé par un tremblement de terre en 808 et démoli à nouveau, en 1009, sur ordre du calife fatimide el-Hakem. Une partie fut reconstruite par l’empereur byzantin Constantin Monomaque en 1048, mais, pour l’essentiel, le bâtiment actuel est le résultat d’une reconstruction par les croisés au XIIe siècle ainsi que de rénovations ultérieures. Avec ses ajouts successifs, ses cryptes et ses étages l’église est un vrai labyrinthe.

Immédiatement à l’entréeon ne peut manquer la dalle de pierre en calcaire rose, illuminée par 8 lampes suspendues symbolisant les différentes confessions chrétiennes. Il s’agit de la Pierre de l’Onction où, selon les Grecs orthodoxes, le corps du Christ serait descendu de la croix. Selon les catholiques romains c’est ici qu’il aurait été oint avant d’être mis au tombeau. Autour de la dalle, on remarquera les nombreux pèlerins qui l’embrassent ou versent de l’huile sur la pierre et humectent un linge en signe de dévotion.

Le Saint-Sépulcre comprend les 5 dernières stations du chemin de Croix (Via Dolorosa). En entrant dans la basilique, l’escalier sur votre droite vous mènera dans une chapelle divisée en 2 nefs. La chapelle de gauche appartient aux Grecs orthodoxes, celle de droite aux franciscains. A l’entrée de cette dernière se trouve la Xe station de la Via Dolorosa où Jésus aurait été dépouillé de ses vêtements ; vous noterez le magnifique autel du XVIIe siècle offert par la famille des Médicis. A l’intérieur de la même chapelle vous verrez la XIe station, l’endroit où Jésus aurait été cloué sur la Croix. La XIIe station se situe dans la chapelle grecque orthodoxe et marque le trépas de Jésus sur la Croix. Entre les stations XI et XII, se trouve la XIII où le corps de Jésus aurait été descendu de la croix et remis à Marie.

Le Saint-Sépulcre est partagé entre 6 communautés chrétiennes : catholiques romains, Grecs orthodoxes, Arméniens, Coptes, Ethiopiens, Syriens. Les musulmans, pour qui Jésus est un prophète, sont aussi représentés.

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Une fois sortis de l’église où nous ne réalisions pas vraiment ce à quoi nous venions d’assister dans le lieu le plus sacré du monde chrétien, nous avons entrepris de suivre le chemin de croix (mais à l’envers).

 

LA MOSQUÉE AL AQSA. 

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Le mont du Temple, lieu saint du judaïsme, est situé au-dessus du Mur des Lamentations. Sa partie supérieure abrite l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam après la Grande Mosquée de La Mecque et la mosquée du Prophète de Médine, en Arabie saoudite. Par un héritage de l’histoire, l’esplanade reste sous la garde de la Jordanie, mais Israël en contrôle les accès.

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Ce site religieux est très disputé. Le mont Moriah, sur lequel se trouve l’esplanade, correspond, pour les Juifs, au lieu de la création du monde. Selon le Talmud, ici le Créateur aurait pris un peu de terre pour façonner Adam. Par la suite, il devint un lieu de sacrifice aussi bien pour les juifs que pour les musulmans. Ici, Abraham offrit son fils en sacrifice. Cependant, pour les juifs, il s’agissait d’Isaac, tandis que pour les musulmans, c’est Ismaël que le patriarche aurait voulu sacrifier. De plus, la tradition musulmane identifie le mont Moriah comme le lieu où Mahomet aurait effectué l’ascension aux sept cieux pour rejoindre Allah. Sur le mont Moriah se dressaient le Premier, puis le Second Temple, et c’est aujourd’hui l’un des lieux les plus sacrés de la religion musulmane. Après la guerre des Six Jours, Moshe Dayan remit la gestion du mont du Temple aux autorités palestiniennes de Jérusalem, ce qui n’a jamais été accepté par les extrémistes juifs. Toutefois, si la gestion de l’esplanade des Mosquées est depuis 1967 confiée au Waqf (l’autorité des lieux saints musulmans) de Jérusalem, le site, comme le reste de la vieille ville, reste sous contrôle israélien.

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Concernant la mosquée,  il ne reste plus rien de la mosquée originelle construite au VIIIe siècle sur les vestiges d’une ancienne église byzantine et qui fut détruite à deux reprises (748 et 1033) par des tremblements de terre. Elle fut reconstruite avant que les Croisées ne s’en emparent en 1099 lors de la prise de Jérusalem. La mosquée servit alors de palais dénommé Temple de Salomon pour le roi de Jérusalem Baudouin II. En 1119, elle devint le siège de l’ordre du Temple, sous le nom de Maison du Temple de Jérusalem. Elle redevint mosquée après la reconquête musulmane de 1187. Après que la mosquée eut été une fois encore endommagée en 1928 et 1937 par de nouveaux tremblements de terre, elle fut reconstruite en 1939, et peut accueillir aujourd’hui 3 000 fidèles (ce qui en fait la plus grande mosquée de Jérusalem). Les très belles colonnes de marbre de l’intérieur furent offertes à cette occasion par Mussolini. Les parties les plus anciennes du bâtiment actuel remontent à 1035 et à 1218, dont un mihrab (niche indiquant la direction de La Mecque) de l’époque de Saladin. Sur certaines reproductions de la mosquée à partir du VIIIe siècle, on peut voir les 15 arches de l’édifice qui n’en comporte plus que 7 aujourd’hui.

 

LE MUR DES LAMENTATIONS. (WESTERN WALL)

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Le Mur des Lamentations ou Mur occidental (HaKotel,  » mur de l’Ouest  » en hébreu) est un lieu sacré pour les juifs du monde entier (le site le plus sacré du judaïsme étant le mont du Temple où se situe l’esplanade des Mosquées). A toute heure du jour et, souvent aussi, de la nuit, les fidèles viennent se recueillir, telle une grande synagogue à ciel ouvert, et déposer dans les interstices des petits papiers sur lesquels ils ont émis des voeux. On dit que les gouttes de rosée qui couvrent le Mur à l’aube sont les larmes du peuple hébreu souffrant de la perte de leur second Temple.

Le terme usuel de  » Mur des Lamentations  » fait allusion aux pèlerins qui, pendant la période ottomane, venaient y pleurer la destruction du Temple et l’exil du peuple juif. Mais, depuis la création de l’Etat d’Israël, l’appellation  » Mur occidental  » est plus courante. Bien que le Mur occidental soit principalement connu comme un lieu sacré pour les juifs, il revêt également une signification notoire pour les musulmans, car il soutient l’esplanade sur laquelle se dresse le dôme du Rocher.

Erigé il y a environ 2 000 ans, ce pan de 80 m de longueur n’est en fait qu’une partie de la muraille occidentale du Temple construit par l’ambitieux roi Hérode le Grand, dont la longueur totale frôlait les 500 m. Elle s’élevait à 60 m de hauteur, mais les 20 m supérieurs ont été détruits, et les 20 m inférieurs sont enfouis sous terre. Le Kotel se prolonge sous des arcades, sous le quartier musulman, et on peut le longer en suivant un tunnel de 488 m ouvert au public en 1984 (visite guidée sur réservation uniquement). Ce tunnel fut découvert au XIXe siècle, lors des fouilles réalisées par des archéologues britanniques.

Les pierres du Mur occidental sont en calcaire, leurs bords sont taillés afin de former un contour autour de chacune d’elle. C’est le style typique employé par le roi Hérode, qui régna au Ier siècle av. J.-C. sous tutelle romaine, et qui érigea le mur de telle sorte qu’il soutienne le mont du Temple.

 

COMMENT SE RENDRE A JERUSALEM DEPUIS TEL AVIV ?

Deux bus relient Jérusalem à Tel Aviv : la ligne 480 se dirige vers la gare d’Arlozorov (environ toutes les 10 minutes) située dans le quartier huppé du nord de TelAviv et la ligne 405 se dirige vers la gare routière centrale de TelAviv (toutes les 20 minutes environ) située au sud de TelAviv.

 

 

Nous avons visité Jérusalem en une journée, et je vous l’accorde c’est très très court, d’une part car Jérusalem possède de nombreux lieux très intéressants à voir et d’autres part je pense qu’il faut laisser du temps à son cerveau d’avaler autant d’informations culturelles. Mais Jérusalem, tout comme Istanbul fait partie de ces villes à voir et à comprendre l’histoire et la symbolique, au moins une fois dans sa vie.