ARCHITECTURE JAPONAISE TRADITIONNELLE. TOUT SAVOIR !

L’architecture japonaise  connait une histoire aussi ancienne que celle du Japon. Fortement influencée par l’architecture chinoise, elle s’en distingue cependant par certains aspects et différences importants et typiquement japonais. La plupart des bâtiments qui subsistent aujourd’hui de l’architecture pré-moderne japonaise sont des châteaux, des temples bouddhistes et des sanctuaires shinto.

 

 

LES TEMPLES.
  • L’architecture Shintô : elle se caractérise par des piliers profondément enfoncés dans le sol et très souvent de couleur rouge vermillon. Les sanctuaires Shintô sont généralement construits dans des sites naturels réputés pour leur beauté. Leur entrée se fait par un portique en bois ( Torii ) indiquant la nature sacrée des lieux.

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  • L’architecture Bouddhiste : Une porte majestueuse et abritant parfois une paire de Niô ( gardiens menaçants), ouvre sur une enceinte close avec 3 sortes de bâtiments distincts : Le Kondô ou Hondô ( Salle Principale ) :lieu de prière des fidèles et des moines où se trouve l’autel du temple. Le Kôdô, bâtiment où sont conservées et lues les Ecritures. Le Gojû no Tô : Pagode à 5 étages qui contient les reliques que l’on dit être les restes du Bouddha.

 

En japonais, on reconnaît :

  • Les temples à leurs terminaisons en –tera, –ji ou –in ;
  • Les sanctuaires aux suffixes –jinja, –jingu ou –taisha.

Alors que les temples vénèrent le bouddhisme, la religion shintoïste polytéiste implique que chaque sanctuaire soit généralement dédié à une seule divinité (appelée « kami« ).

Beaucoup de ces bâtiments ne sont certes plus d’origine, détruits par les guerres ou encore les incendies, puis souvent reconstruits à l’identique. Pour autant, on trouve d’innombrables sanctuaires et temples disséminés dans tout le Japon, du plus petit caché au détour d’une ruelle, au plus grandiose inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

 

 

LES TOITS.

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L’un des éléments les plus caractéristiques de l’architecture Japonaise reste les toits. Qu’ils s’appliquent aux villas, aux temples ou aux châteaux, ils répondaient à la fois à une utilité bien précise, mais également à un style esthétique défini.

Quatre types de toitures peuvent être rencontrées au Japon :
– Kirizuma : toit simple à double pente. avec pignon central
– Yosemune : à quatre pentes incurvées.
– Irimoya : Toit à double étage, une section plane, et l’autre très incurvée.
– Hôgyô : Pavillon avec toiture octogonale (assez rare ).

Pour l’ensemble de ces toits, la couverture de base était la tuile ( convexe ou concave ) mais certains temples ou châteaux étaient recouverts de plaques de cuivre.

 

LES MAISONS ET LES VILLAS.

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Il existe deux grands styles différents dans l’architecture résidentielle Japonaise qui se sont étalés sur les différentes époques :

  • Le style Shinden : Style aristocratique de la période Heian ( 794-1185 ) utilisé pour les maisons des nobles de la cour. Une demeure centrale est reliée par des corridors couverts à trois annexes. Le plancher est en bois, ainsi que les lourdes portes ( Shitômido ) qui ferment les pièces. Devant la demeure principale, se trouve un lac avec de petits pavillons.
  • Le style Shoin : Utilisé également pour les villas nobles durant la période Momoyama ( 1573-1603 ). Un seul bâtiment principal, toujours orienté Nord Sud, et de forme carrée fait face à un étang avec de petites îles. Le plancher est recouvert de tatamis et dans la pièce principale, le Tokonoma fait son apparition. Une véranda court tout le long de la maison, donnant ainsi la lumière et l’ombre nécessaire.

 

 

LES CHÂTEAUX FORTS.

Contrairement à une idée reçue, les châteaux Japonais ont tous été construits en l’espace d’une centaine d’année seulement ( 1550-1650). Ils sont la conséquence directe de l’arrivée des armes à feu dans le pays, et du pouvoir sans précédent de quelques grands généraux ( Nobunaga, Hideyoshi, Tokugawa )

L’ensemble est composé en son centre d’un donjon à 7 étages (Tenshu ), entouré de deux ou trois enceintes protégées par des douves. La taille des pierres utilisées pour les fondations des enceintes rendaient l’ensemble extrêmement solide, mais les bâtiments restant en bois, restaient sujets aux incendies. L’intérieur des donjons était fastueux, de style Shoin. Les murs et les Fusumas étaient recouverts de magnifiques peintures des plus grands artistes du pays.